Les animaux peuvent-ils déstresser les étudiants ?

Entre les cours, les examens, mais aussi tout ce qui va avec la vie quotidienne (factures, courses, ménage, …), les études universitaires peuvent être très stressantes. Aux Etats-Unis, une approche originale de prévention du stress a été accueillie avec enthousiasme : proposer aux étudiants de venir caresser des animaux de compagnie. Une récente recherche menée à l’Université de Washington met en avant des résultats prometteurs.

Au cours de la dernière décennie, les étudiants américains ont déclaré des niveaux de stress de plus en plus élevés. Mis en place dans près de 1000 campus universitaires à ce jour, le programme « Pet your stress away » offre la possibilité à la population étudiante de caresser des chiens et des chats pendant 5 à 45 minutes, en groupes restreints. Alors que les effets apaisants de ce programme ont déjà été constatés dans des recherches précédentes, Patricia Pendry et Jaymie L. Vandagriff, co-auteurs de la présente étude, ont souhaité apporter des preuves plus complètes et plus rigoureuses : « Nous savions déjà que les étudiants aimaient interagir avec les animaux et que cela les aidait à vivre des émotions plus positives. […] Nous voulions savoir si cette exposition aiderait les élèves à réduire leur stress de manière moins subjective. Et c’est ce qui est enthousiasmant, car la réduction des hormones de stress peut, avec le temps, avoir des effets bénéfiques sur la santé physique et mentale. » Pour leur étude, les scientifiques se sont concentrés sur un marqueur du stress les plus sensibles du corps : le niveau de cortisol salivaire. Il est dépendant de l’axe hypothalomo-hypophyso-surrénalien qui relie les systèmes nerveux central et endocrinien.

249 personnes (M âge = 19.94 ans ; 208 femmes) ont été recrutées pour participer à la recherche. La grande majorité étaient faiblement déprimées, d’autres l’étaient modérément et 16 sujets l’étaient gravement. Sur le plan de l’anxiété, elle était minime chez la plupart d’entre eux (nb = 98) ou légère (nb = 87) ; alors que certains présentaient une altération modérée (nb = 41), voire grave (nb = 23). Les auteurs ont pris soin de préciser que tous ces chiffres sont comparables à ceux décrits dans l’Analyse de la santé des étudiants américain de 2018, où il s’avère que 22.1% des étudiants souffrent d’anxiété et 18.1 % de dépression. Les participants ont été répartis aléatoirement en 4 groupes. Le premier a interagi en petits comités avec des chats et des chiens pendant 10 minutes. Les étudiants pouvaient jouer avec les animaux, les caresser comme ils le souhaitaient. Le deuxième groupe n’a pas eu cette chance, puisque ses membres ont passé les 10 minutes à attendre leur tour en regardant les autres étudiants interagir avec les animaux. Le troisième groupe a simplement visionné un diaporama de 10 minutes des mêmes animaux. Chaque membre de ce groupe devait indiquer quel chien et quel chat il préférait. Quant aux personnes inclues dans le dernier groupe, on leur a juste indiqué qu’elles étaient inscrites sur une liste d’attente. Elles n’étaient exposées ni physiquement ni visuellement aux animaux (même si on leur indiquait qu’elles allaient bientôt les voir). Elles ont donc attendu tranquillement leur tour (en vain) pendant 10 minutes. A noter qu’elles ne disposaient d’aucun stimulus (téléphone, livre ou autres) et ne devaient en aucun cas échanger entre elles.

Qu’ont révélé les prélèvements salivaires effectués 3 fois au cours de la journée (au réveil, puis 15 et 25 minutes après l’expérience de 10 minutes) ? Quels que soient leurs niveaux au réveil, les taux de cortisol salivaire du groupe 1 étaient significativement inférieurs à ceux de tous les autres groupes, après les interactions avec les animaux. Ces résultats apportent des preuves supplémentaires de l’efficacité de brefs programmes de visites d’animaux dans la réduction du stress physiologique des étudiants.

Les auteurs poursuivent leurs travaux qui contribuent, au-delà du bien-être de la communauté étudiante, à alimenter la discussion générale sur les thérapies assistées par les animaux.
Source : Patricia Pendry, Jaymie L. Vandagriff, « Animal Visitation Program (AVP) Reduces Cortisol Levels of University Students: A Randomized Controlled Trial », in AERA Open, juin 2019

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